March
25th, 2010 – Montreal, QC, Canada
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Executive Summary
(in French)
Depuis 2004, un mouvement
d’adoption des technologies d’Indentification
par Fréquences Radio (RFID) s’est amorcé
tout particulièrement aux États-Unis au
sein de deux industries, celles de la vente
au détail et de la défense nationale. Wal-Mart
et le département américain de la Défense
(US DoD) avaient alors exigé de leurs fournisseurs
qu’ils adoptent les technologies pour 2005.
Depuis, les exigences ont été revues, les
mandats reformulés, les dates butoires repoussées
et, plus encore, les attentes réajustées
en fonction d’objectifs plus « raisonnables
». Si les technologies RFID ne sont pas
récentes, les avancées technologiques des
dernières années, certainement motivées
par une perspective d’adoption de masse,
ont particulièrement contribué à la possibilité
de la mise en place d’applications innovantes.
Aujourd’hui, les technologies RFID sont
dans la mire de toutes les industries, particulièrement
l’industrie de l’automobile, l’aérospatiale,
le secteur de la santé, la logistique et
le transport, où les cadres supérieurs se
questionnent sur les opportunités d’utilisation,
mais aussi sur les défis relatifs à leur
adoption. Alors que les technologies RFID
permettent l’émergence de nouveaux modèles
d’affaires électroniques, l’impact réel
sur les pratiques d’affaires est encore
peu maîtrisé, d’autant plus que les implantations
visant l’amélioration de la performance
de la gestion de la chaîne d’approvisionnement
sont encore en phase de projets pilotes
dans la grande majorité des cas. Dans ce
contexte d’incertitude face aux technologies
et face aux retombées commerciales de tels
projets d’adoption de technologies complexes,
de plus en plus d’entreprises se tournent
vers des méthodes d’adoption plus prudentes,
où les phases en amont du projet font l’objet
d’une attention particulière. C’est aussi
dans leur quête de méthodes qui facilitent
l’adoption des technologies RFID qu’un mouvement
international de collaboration s’est organisé
autour de différents pôles industries-universités.
Dans le cadre de cette
thèse, deux objectifs de recherches sont
explorés, soit (i) analyser une démarche
qui facilite l’adoption des technologies
complexes telles les technologies RFID,
et (ii) identifier et mesurer l’impact potentiel
de l’adoption des technologies RFID sur
la performance des entreprises et des chaînes
d’approvisionnement.
Pour adresser le premier
objectif, l’emphase de cette recherche est
mise sur les phases en amont des projets
d’innovation et plus spécifiquement sur
la démarche de « prototypage » qui vise
entre autres à évaluer la faisabilité technique
et la viabilité économique des solutions
proposées en plus de faciliter l’adoption.
Les résultats indiquent que ce type d’arrangement
permet de structurer les phases en amont
des projets d’innovation, et offre aux parties
prenantes, incluant les adopteurs potentiels,
la possibilité de mieux comprendre les enjeux
relatifs à l’adoption, et ainsi faciliter
cette démarche plus souvent qu’autrement
périlleuse. L’approche du « Living Lab.
» comme plateforme d’innovation qui rassemble,
dès les premières phases du projet, toutes
les parties prenantes dans de la recherche
d’une solution concrète a donc été adoptée
pour conduire ce genre de recherche-action.
Pour adresser le deuxième
objectif, les résultats d’une première étude
exploratoire, conduite dans une chaîne d’approvisionnement
dans le secteur de la vente au détail, indiquent
que les technologies RFID peuvent redéfinir
radicalement les processus d’affaires intra-
et inter-entreprises dans la mesure où elles
permettent la mise en place de nouveaux
modèles d’affaires électronique, plus intégrés
et plus collaboratifs. L’approche de réingénierie
des processus d’affaires, largement adoptée
dans les projets d’implantation de systèmes
de gestion d’information est empruntée ici
afin d’identifier la portée des changements
engendrés par l’adoption des technologies
RFID. Cette approche permet en effet d’identifier
les changements et aussi de comprendre dans
quelle mesure la synchronisation des flux
informationnels et des flux physiques des
produits devient possible.
Si cette approche est intéressante
en mettant en valeur les impacts au niveau
des flux informationnels et en facilitant
le dialogue entre les parties prenantes
lors du développement et de l’implantation
des solutions RFID, elle reste limitative
dans le nombre de dimensions qu’elle propose
pour quantifier l’impact sur la performance
des entreprises et des chaînes d’approvisionnement.
Une vision plus holistique s’impose, appelant
à l’utilisation d’autres modèles d’analyses
plus exhaustifs. Parmi les modèles de références
étudiés, le modèle SCOR (Supply Chain Operation
Reference Model) proposé par le Supply Chain
Council est utilisé. Les résultats d’une
seconde étude conduite dans une chaîne d’approvisionnement
multi-niveaux dans le secteur des utilités
publiques indiquent que lorsque le projet
d’adoption intégre les membres en amont
en aval de la chaîne d’approvisionnement,
les bénéfices sont substantiels pour tous
les membres de la chaîne. Les scénarios
d’affaires qui intègrent les technologies
RFID sont alors explorés et validés en laboratoire.
Cette analyse laisse entrevoir plusieurs
zones d’opportunités sur lesquelles chacun
des membres de la chaîne d’approvisionnement
peut capitaliser pour améliorer sa performance.
L’idée étant qu’un produit muni d’un transpondeur
RFID peut être suivi tout au long de son
cycle de vie, et par conséquent, permettre
à tous les acteurs impliqués de bénéficier
de l’accès à l’information en temps réel.
Ainsi, les technologies RFID redéfinissent
radicalement les opportunités de collaboration
au sein des chaînes d’approvisionnement
et permettent la mise en place de stratégies
de commerce électronique inter-entreprises
plus intégrées.
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